Ne me quitte pas (J. Brel)

Ne me quitte pas (J. Brel) dans 4) Paroles de chansons geestrijkeen

Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s’oublier
Qui s’enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Moi je t’offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu’après ma mort
Pour couvrir ton corps
D’or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l’amour sera roi
Où l’amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Je t’inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s’embraser
Je te raconterai
L’histoire de ce roi
Mort de n’avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
On a vu souvent
Rejaillir le feu
D’un ancien volcan
Qu’on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu’un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu’un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s’épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t’écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L’ombre de ton ombre
L’ombre de ta main
L’ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.

Jacques Brel (1959)

http://www.youtube.com/watch?v=bJIZu37Hfr0

Publié dans : 4) Paroles de chansons, Jacques Brel | le 25 janvier, 2008 |5 Commentaires »

Individualisme (le train)

 Individualisme (le train) dans Coups de gueule tgv

Le train…loin du mythe

Lieu de transport, mais aussi lieu d’individualisme.

Vendredi soir, je prends le train pour passer un week-end sur Lille, (3h30 de trajet)

Je m’apprête à monter dans le train, avec ma grosse valise (je vous assure juste le strict nécessaire…).

    Et voilà que commence ma première épreuve : entrer dans le train en un seul morceau !

Ca se bouscule, à celui qui va entrer le premier !  Encore dehors, je commence à désespérer…. et voilà qu’un homme d’une quarantaine d’année, plutôt bel homme, élégant s’avance près de moi. Je me dis chouette, tu vas pouvoir enfin entrer, que ce calvaire se termine (j’exagère un peu j’avoue…), cet homme tout en courtoisie, et en politesse va te céder la place, voire même t’aider à porter ta valise (on peut toujours rêver…). Manque de bol, et bien non! Il évite soigneusement mon regard, force légèrement le passage et pénètre tranquillement, comme un oiseau se pose sur sa branche, dans le wagon. Et oui mesdames, il n’y a plus de politesse, quand t-il s’agit d’avoir sa place réservée dans le train, je vous assure !

Mes nerfs, quelques peu émoussés, je me dis, étant dans un monde de sauvages, je vais me comporter comme tel. Et je finis par quelque peu forcer le passage, afin d’entrer tout en délicatesse dans cette enceinte rassurante de
la SNCF.

    Deuxième épreuve : dans la rame

    Bref, je pénètre dans la rame, contente d’être au bon endroit, au bon moment ( dans le bon train, à la bonne heure), et me réjouissant de l’issue de ce trajet en train (passer un week-end agréable sur Lille). Je souris, heureuse, j’arrive à ma place, plein d’amour à donner, de bonté à offrir (vous connaissez ce sentiment ?), un jeune homme est assis à la place à côté de moi. Je lui souhaite le bonjour, tout en souriant toujours. Déception, le sale môme (pardonnez moi, je m’emporte), me regarde, l’air niais, retire son sac crado, et se retourne. Quelle gifle je me prends !

   Troisième épreuve : Le trajet (long, et le mot est faible)

Je m’assois, je regarde les gens, tous figés, n’osant se regarder, dans la contemplation irrésistible et passionnante (apparemment) de leur écran d’ordinateur portable, livres, revues, ou du paysage (il pleuvait, et le soir tombait je précise). Tant d’âmes dans une rame (cinquante ??), et tant d’individualités. Je surprenais quelques regards furtifs parfois dans ma direction, et lorsque je voulais répondre à leur regard, zou ils se retournent à la vitesse de l’éclair, pour pas que je m’en rende compte, et de peur de croiser mon regard (terrifiant c’est vrai !) On n’ose plus se toucher, quand on le fait, malgré nos efforts démesurés, on s’excuse. (« oh excuses moi, je t’ai touché »), comme si le contact humain était empoisonné.

Quatrième épreuve : idem première épreuve

    Nous n’osons plus nous regarder, nous toucher, nous parler. Pourquoi, sommes nous tellement terrifiés les uns des autres ? Peur de la différence ? Peur de celui qu’on ne connaît pas ? Pourquoi ? Je suis sûrement autant concernée que ces gens dans le train, c’est une sorte de protection, de ne pas laisser l’autre communiquer avec toi, de peur de lui livrer son jardin secret. Peur qu’il te colle, qu’il te déçoive, qu’il te drague… On aime notre petit espace étroit, étriqué, mais tellement rassurant, car on le connaît par cœur. Peur, peur, peur…

    Mais par cette attitude, ne perdons nous pas plus de choses que nous en gagnons ? Ne perdons nous pas le partage, la communication, l’ouverture d’esprit ? Apprendre des autres c’est possible ! on apprends pas que sur internet ou dans les bouquins !

    Cette expérience, tout le monde l’a vécu, dans la rue, le métro, ces regards plein de vide, plein d’indifférence, fixant un point dans l’espace. Ces gens qui te cognent dans la rue sans s’excuser…

    Mais cela ne vous inquiète –il pas ? Qu’en pensez vous ? Cela se passe-t-il partout pareil ? Et autrefois ?

A vos avis

Publié dans : Coups de gueule | le 25 janvier, 2008 |5 Commentaires »

Je t’aime

Je t'aime dans L'amour amour36

Il y tant de façons de dire je t’aime : en lui disant tout simplement, en lui écrivant, par les actes… Pour celui que j’aime, je ferais des kms pour le rejoindre, je ferais tant de choses, même folles par amour pour lui.

L’amour est la plus belle chose qui soit c’est une évidence. L’amour peut te procurer tellement de bonheur, mais paradoxalement, c’est l’amour qui fait souffrir le plus : quand celui que tu aimes est loin, quand tu sens que l’amour n’est plus partagé, quand tu perds celui ou celle que tu aimes. C’est la pire des souffrance, il me semble.

Il n’y a pas que l’amour de celui ou celle qui partage ta vie, mais aussi des êtres qui sont chers à tes yeux: ta famille, tes amis…

 

C’est tellement bon de se sentir aimé(e), et d’aimer aussi. La plus grande solitude est de n’avoir personne à aimer.

Publié dans : L'amour | le 25 janvier, 2008 |1 Commentaire »

Ma bohème

Ma bohème dans Arthur Rimbaud lac-montagne_chemin

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées
Mon patelot aussi devenait idéal;
jallais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là!là! que d’amours splendides j’ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-pouceur rêveur, jégrenais dans ma course
Des rimes. mon auberge était à la grande-ourse
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et si je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur! »

Publié dans : Arthur Rimbaud | le 25 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

A.Rimbaud

A.Rimbaud dans Arthur Rimbaud rimbaud

 

Il nait à Charlesville le 20oct 1854  meurt à Marseille le 10 nov 1891(à 37ans).

Dès son enfance, il étonne ses maîtres par son intelligence brillante, et ses dons pour l’étude, mais aussi son caractère fantasque et instable. Lui qui se lie avec les gamins de la rue, au grand dam de sa mère (le père a quitté le domicile conjugal) est capable à 14ans de rédiger en latin un poème de 60vers envoyé au fils de napoléon III. La guerre de 1870 le rend, lui le fils du capitaine qui a conquis l’Algérie dans les armées de Bugeaud, antimilitariste.

Commencent les premières fugues, et la rédaction de fulgurants poèmes. L’élève de rhétorique, promis à un avenir universitaire entre en pleine révolte, vit comme un voyou, écrit « mort à dieu » sur les murs.

En sept 71, il rencontre Verlaine, lequel à 26ans, vient de renoncer à ses débauches et se marier. Verlaine qui a lu ses poèmes,  lui a envoyé de l’argent pour faire le voyage jusqu’a Paris. Leur liaison tumultueuse fait scandale dans les cafés parisiens où A.R, ivre comme Verlaine, qui a commencé à boire et a quitté le domicile conjugal, insulte les écrivains et lève son verre aux victimes de la Commune. Ils partent en Belgique puis à Londres.

(suite prochainement)

Publié dans : Arthur Rimbaud | le 25 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Dis-moi

Dis-moi dans Amour medium_copie_de_regard_d_amour

Chuchote moi !

De ces mots doux

Qui me mettent en émoi

Parle moi !

De ta voix de ténor

 Que vibre mon corps !

Crie moi !

Dans un rugissement félin

Que je t’appartiens

Mon cœur bondit

Tu es là

Je te vois

Devant moi

Pas un pas

Pas un cri, juste…

Ton regard de soie

Qui glisse sur moi

Et qui me sourit

Je reste sans voix

Et je te suis.

23/01/08

Publié dans : Amour | le 24 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Amour

Amour dans Amour 8995081

La lune

Plume du ciel

Croissant d’amour

Publié dans : Amour | le 17 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Froid

Froid dans Nature 569d0neq

Froid glaçé

Enveloppe moi

Emmène moi

Transperce moi

Je ne suis qu’abyme

Et je te suivrai

Vers les plus hautes cimes

Je me perdrai

Mon seul désir

N’est pas nuire

Mais seulement oublier

Toi sans aucun passé

Sans aucun avenir

Je ne peut que t’envier

Je veux avec toi fuire

Compagnon de voyage

Je me ferais discrète

J’apprendrai en âge

A me faire fluette

Caresser les nuages

Et bercer les mouettes

Je saurais être sage

Car je m’en souviens

Je tournerai la page

Aux mondes des humains

Je garderai ma rage

Pour parcourir les cieux

Je me ferai ciel et brise

Je crierai vers Dieu

Qu’il pardonne ma hantise

De la terre dure et cinglante

Je me serai échappée

Vers la lune brillante

Je me serai envolée

Ma vie ne serait que liberté

Si mes désirs réalité

Mais déjà tornade devient tempête,

Tempête devient vent,

Vent devient brise et se brise au plus loin…

12/11/03

Publié dans : Nature, Tristesse | le 17 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

Regard

Regard dans 3) Images

Publié dans : 3) Images, Insolites | le 17 janvier, 2008 |4 Commentaires »

Ange déchu

Ange déchu  dans Ange Ange_photo_b

Dans un décor de fin du monde, cet ange sur son pic, telle une gargouille, semble anéanti.  L’humanité détruite, réduite à néant?

Publié dans : Ange | le 17 janvier, 2008 |23 Commentaires »
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