La fanette (J. Brel)

La fanette (J. Brel) dans 4) Paroles de chansons TORREILLES-DUNE-3778

Nous étions deux amis et Fanette m’aimait
La plage était déserte et dormait sous juillet
Si elles s’en souviennent les vagues vous diront
Combien pour la Fanette j’ai chanté de chansons

Faut dire
Faut dire qu’elle était belle
Comme une perle d’eau
Faut dire qu’elle était belle
Et je ne suis pas beau
Faut dire
Faut dire qu’elle était brune
Tant la dune était blonde
Et tenant l’autre et l’une
Moi je tenais le monde
Faut dire
Faut dire que j’étais fou
De croire à tout cela
Je le croyais à nous
Je la croyais à moi
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
A se méfier de tout

Nous étions deux amis et Fanette m’aimait
La plage était déserte et mentait sous juillet
Si elles s’en souviennent les vagues vous diront
Comment pour la Fanette s’arrêta la chanson

Faut dire
Faut dire qu’en sortant
D’une vague mourante
Je les vis s’en allant
Comme amant et amante
Faut dire
Faut dire qu’ils ont ri
Quand ils m’ont vu pleurer
Faut dire qu’ils ont chanté
Quand je les ai maudits
Faut dire
Que c’est bien ce jour-là
Qu’ils ont nagé si loin
Qu’ils ont nagé si bien
Qu’on ne les revit pas
Faut dire
Qu’on ne nous apprend pas
Mais parlons d’autre chose

Nous étions deux amis et Fanette l’aimait
La place est déserte et pleure sous juillet
Et le soir quelquefois
Quand les vagues s’arrêtent
J’entends comme une voix
J’entends… c’est la Fanette

J.Brel (1963)

Pour toi la fanette

Publié dans : 4) Paroles de chansons, Jacques Brel |le 6 février, 2008 |3 Commentaires »

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3 Commentaires Commenter.

  1. le 14 février, 2008 à 21:40 chefpetasse écrit:

    Merci de ce beau message. j’apprécie énormément

  2. le 3 mars, 2008 à 20:07 ali écrit:

    slt..svp pouvez vous m’aider a analyser cette chanson

  3. le 2 janvier, 2012 à 12:37 David écrit:

    Bonjour.
    Il est évident pour moi que cette chanson comporte un sens caché.
    Si l’on écoute attentivement, le premier refrain se termine par « faut dire qu’on ne nous apprend pas à se méfier de tout ». Il ponctue le constat que fait Brel de cette chance inespérée d’être avec Fanette.

    Le second refrain suit le couplet qui parle de la trahison de la fanette, s’en allant avec l’ami du narrateur, « en sortant d’une vague mourante ». Là encore, le refrain est ponctué par « faut dire qu’on ne nous apprend pas… » mais à la différence du premier, le narrateur s’interrompt et dis « mais parlons d’autre chose ». Pourquoi ? Il semble réagir ainsi comme s’il en avait trop dit.

    Pour moi, cela indique clairement que les deux nouveaux amants ont été supprimés par le narrateur. Dans le deuxième couplet, on comprend clairement la douleur dont est victime le narrateur ; douleur accompagnée des railleries de son ami et son ex-maîtresse. Et là, comme par enchantement, on apprend que les deux amants ont justement ce jour là, « nagés si loin et si bien » qu’on ne les revit pas. On y est !

    On ne les revit pas !

    Ils ont disparu. Comment ? Par magie ? « Tiens chérie, allons nager si loin et si bien pour qu’on ne nous revoie pas »

    Tout ceci n’a de sens que s’ils ont été tués.

    Voilà ce que je comprends à la lecture des paroles de cette chanson.

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