Ma bohème

Ma bohème dans Arthur Rimbaud lac-montagne_chemin

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées
Mon patelot aussi devenait idéal;
jallais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là!là! que d’amours splendides j’ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-pouceur rêveur, jégrenais dans ma course
Des rimes. mon auberge était à la grande-ourse
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et si je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur! »

Publié dans : Arthur Rimbaud |le 25 janvier, 2008 |Pas de Commentaires »

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